
Lassées, désabusées mais animées d’une même hargne... A Séoul, des dizaines d’octogénaires manifestent chaque semaine pour obtenir réparation. De la fin des années 30 à 1945, 200000 ados coréennes, chinoises, thaïlandaises... ont été arrachées à leur famille pour devenir les filles de joie de l’armée nippone. Il y a un mois, le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a nié le caractère forcé de leur enrôlement. Beaucoup de ces “femmes de réconfort” n’ont pas résisté à ce calvaire. Mais les survivantes ne lâcheront pas : leur statut de victimes doit être reconnu !