
Après la carte à puce, le bar à puce
Une fois passé la porte en forme de ballon de plage, on trouve au Baja Beach Club des planches de surf, des palmiers artificiels, des serveuses en bikini, des barmans adeptes de bodybuilding et... des puces.
Elles ne se cachent pas dans le sable de cette grande discothèque d'inspiration tropicale de Rotterdam, aux Pays-Bas, mais plutôt dans le bras de certains habitués qui ont choisi de se faire implanter un discret dispositif de la taille d'un grain de riz utilisant la technologie d'identification par radiofréquence RFID, introduite sous la peau par injection.
Chaque client a accepté de payer 1000 euros pour subir l'intervention, qui est pratiquée par un médecin, avant de recevoir un crédit de 1500 euros au bar. Il leur permet d'être reconnus automatiquement à l'entrée et de payer leurs consommations sans avoir à sortir leur carte bancaire ou leur argent. Les serveuses passent un appareil de lecture à proximité du bras du client et le numéro d'identification ainsi obtenu est entré dans un ordinateur pour accéder à son dossier et débiter son compte.
Ces puces sont obligatoires aux Pays-Bas pour permettre d'identifier les animaux égarés, pourquoi ne pas installer une puce comme pour les chiens.
Réticences : En France, la Commission nationale informatique et libertés a fait une mise en garde sur l'usage de la technologie RFID, relevant qu'elle pouvait potentiellement permettre « le profilage » de la population.
Ne doutons pas pour autant que l'usage de telles puces soit appelé à se généraliser. Peut-être que d'ici 10 ou 15 ans, tout le monde en recevra une dans le cou à la naissance. (Source : La Presse - Rotterdam)