Prison Break... dance !
Ces séances de danse font partie intégrante de la politique de détention d'une région des Philippines et rencontrent un grand succès parmi les détenus. Voir 1588 prisonnier se trémousser - en cadence, s'il vous plait - cette scène surréaliste exige des explications. Ces prisonniers aux mines parfois patibulaires - mais aux mouvements de hanche très sûrs - sont Philippins. Ils purgent leur peine au CPDRC, le Centre Provincial de Détention et de Réinsertion de Cebu, une des 81 régions des Philippines. Cette danse - comme le Radio Ga-Ga de Queen ou Sister Act pour les femmes de l'établissement - fait partie intégrante de leur réhabilitation. Elle est même obligatoire. Le responsable de cet exercice hors du commun s'appelle Byron Garcia. Outre être le frère de la gouverneur de la province, il est consultant en sécurité. Malgré les apparences, c'est un homme très sérieux, qui explique ainsi ses convictions sur la prison dans une tribune publiée dans la presse philippine. "Les prisonniers du CPDRC suivent impérativement un entraînement physique. Le but est de leurs conserver un corps sain pour qu'ils puissent avoir un esprit sain. Cela ne peut se produire si cela n'est pas fait de manière agréable. La musique, qui est le langage de l'âme, est donc intégrée à ce régime". Byron Garcia vise, grâce à ses pratiques, "un changement comportemental et culturel au sein d'une société malade, la prison". Les tubes YMCA et In the Navy avaient été choisis pour que les prisonniers les plus macho "acceptent de les danser" (sic). Les résultats sur l'ambiance au sein de la prison sont au-delà de ses espérances. Si demain il se mettent à la Macarena, on appelle Amnesty International !!!
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article