

Les filles ont-elles le monopole de la vulgarité ? Certainement pas.
Après les métrosexuels, les übersexuels et les rétrosexuels, on constate que nul média ne s'est encore emparé d'une catégorie pourtant en progression : le pétasse.
Keanu Reeves : le pétasse-goth. N'enlevant ses lunettes de soleil indice 350 que sous le coup de poing ou la torture, il porte un manteau de cuir même quand il fait 40° à l'ombre, et on prétend dans les alcôves qu'il n'enlève pas ses chaussettes pour faire l'amour. Franck Dubosc : le pétasse-beauf. Séducteur à grande gueule, trop sûr de lui pour être honnête, c'est une sorte de sous-Bigard. Dans l'esprit, il représente le voisin de camping macho-mytho. M Pokora : le pétasse-racaille. Cumulant casquette et bandana, tatouages et huile de corps, chaînes bling-bling et bracelets de force, air convaincu et bouclette à l'oreille, il incarne le pétasse-racaille. David Beckham : le pétasse-sportif. S'il est un pétasse particulièrement visible en ce moment, c'est bien le pétasse-sportif. On le connaît depuis Agassi, et il a pris maintes formes depuis les Dieux du Stade : si un Djibril Cissé peut briguer le titre de pétasse-sportif ultime, on lui préférera quand même David Beckham. Entouré en permanence de coiffeurs, tatoueurs et stylistes, on se demande comment il trouve le temps de jouer encore au foot. Et pire encore : avec l'ex-Spice Girl Victoria, il forme un couple-pétasse. Tant d'enthousiasme dans la pétassitude ne peut qu'imposer le respect !