
I hope I die before I get old ("J'espère mourir avant d'être vieux"), chantaient les Who en 1965. Plus de quarante ans après, ce couplet n'est plus d'actualité pour Roger Daltrey et certains groupes emblématiques de l'âge d'or du rock. Une poignée de vétérans légendaires, Police, Who, Genesis, les Stooges d'Iggy Pop, les rescapés des Doors, se sont reformés pour reprendre la route des tournées au cours des prochains mois, tout comme l'ex-chanteur du Velvet Underground, Lou Reed. Phil Collins a reformé Genesis (sans Peter Gabriel), Lou Reed fait son retour, et Van Halen a tenté de se reformer (sans succès), avec l'intention de faire une nouvelle tentative l'an prochain. Les infatigables Rolling Stones continuent à mobiliser des millions de fans pour des concerts live, et s'apprêtent à entamer leur énième tournée européenne, inspirée de leur dernier album Bigger Bang. L'âge et les retombées financières de la réconciliation aidant, les membres du groupe semblent aujourd'hui cohabiter harmonieusement. Pour ce retour du groupe emblématique de la charnière des décennies '70 et '80, toujours populaire aujourd'hui, tous les billets se sont vendus plus de 100 euros (135 dollars) en moins d'une heure dans certaines villes de leur prochaine tournée mondiale. Passé la cinquantaine, une tournée peut aussi être épuisante physiquement pour ces papys du rock et de la pop. Mais les fans d'Iggy Pop peuvent se rassurer: le sexagénaire chante encore torse nu et n'a pas renoncé à son plongeon dans le public, en fin de concert. La fin du bassiste des Who, John Entwistle, retrouvé mort d'une surdose de cocaïne dans une chambre d'hôtel, au début d'une tournée américaine en 2002, en est la triste illustration. Pour les fans, le retour des anciennes stars du rock risque de perturber le souvenir des années de gloire. Un hommage rendu à un vieux groupe est préférable au spectacle de vieillards avançant péniblement sur une scène. (source : AFP)