![]() Apprentis comédiens à l'école de la rue Blanche, les Wriggles ont décidé un jour de changer leur fusil d'épaule pour, finalement, jouer dans la cour des grands, côté musique. Ultime preuve de cette ascension, aussi discrète que méthodique, un Zénith parisien que le phénomène, au départ assez provincial (eux-mêmes sont originaires de Tours, Beauvais, Le Havre), s'apprête à remplir ce week-end, les doigts dans le nez. Pour qui aurait raté les premiers épisodes (trois albums), signalons que les Wriggles, avec leur nom anglophone un peu benêt, sont cinq, vêtus de rouge de la tête aux pieds, et qu'ils gravitent avec assurance dans le secteur pourtant très casse-gueule de la chanson humoristique. La recette du succès tient au fait que ces descendants des VRP (et des Frères Jacques) ont su, par le ton employé et les thèmes abordés, s'attirer la sympathie d'un jeune public plus habitué aux concerts rock ou reggae. Car les Wriggles, malgré un look rétro étudié et des faux airs ahuris, sont bien de leur époque quand ils fustigent la beauferie virile, déclinée sous tous ses aspects (homophobie, adultère, racisme...), comme la médiocrité des élites (Bush, Sarkozy...). Pour leur nouveau spectacle polyphonique ? en circulation toute l'année aux quatre coins du pays ? conçu sur le même principe millimétré que les précédents («une fois les choses calées, la marge d'improvisation est presque nulle»), Franck, Antoine, Christophe, Stéphane et Frédéric (ce dernier étant parallèlement impliqué dans le duo Volo) s'appuient majoritairement sur les chansons du tout nouvel album, Moi d'abord ! (sorti mardi dernier), qui, des Voisins (Dans mon HLM de Renaud revu et actualisé) à la fable égrillarde Amour et cul, continue d'autopsier les mille et un travers humains. Source : Libération digz21.free.fr ou leswriggles |
Wrigglessss
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