
Tout commence quand la jeune Natacha, décide de fonder un groupe qui prend comme nom le titre du roman très coloré de Joseph Kessel “Nuits de Princes” relatant les folles nuits des cabarets russes à Paris dans les années 20. D’une voix grave et profonde, parfois sensuelle et douce, elle aborde avec beaucoup d’aisance des rythmes qui mêlent chansons tziganes et jazz. En français, anglais, russe, roumain, serbe ou portugais, elle traverse les frontières avec mélancolie, car “mon pays est chimère sans frontières”, dit-elle. Accompagnée remarquablement par ses musiciens, elle parcourt de façon étonnante et inattendue, des registres musicaux qui allient jazz, flamenco, bossa-nova la plus pure musique tzigane. Ensemble, ils proposent un voyage insolite qui marie la Russie profonde au Brésil, l’Espagne et la France ! Pendant quelques heures, le temps se fige puisque “rien ne presse, jusqu’au matin”. Au rythme des balalaïkas, des guitares, des percussions et de la contrebasse, Natacha emporte son public dans des pays lointains, en interprétant avec tendresse et nostalgie, des histoires d’amour, de passion ou de haine. Reflétant l’âme tzigane, le sentiment ne connaît pas de demi-mesure. Plus qu’un spectacle, le concert de Natacha et Nuits des Princes est une démonstration de sensualité, de mélancolie et de passion, qui peint l’âme slave avec de multiples couleurs, révélant au monde son côté si sauvage et si tendre. (source : Luliana Salzani-Cantor - DNA)