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Culture, arts, sorties

Lundi 21 février 2005


 

Jamais une expo temporaire de cette envergure n'a été consacrée à Franquin (1924-1997).

 

Abritée par la cité des Sciences et de l'Industrie, elle rassemble les croquis originaux du dessinateur et les objets fétiches de ses héros. Un parcours loufoque balisé aussi d'ateliers ludiques. Jusqu'au 31 août 2005.

 

www.cite-sciences.fr

Par Frutti Tutti
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Mardi 22 février 2005


 

 

Mannequin avant d'être correspondante de guerre pour Vogue pendant la Seconde Guerre mondiale, l'américaine Lee Miller (1907-1977) est très vite devenue une photographe de renom. Ses relations avec Man Ray et le collectionneur Roland Penrose l'ont placée au coeur des cercles artistiques et littéraires du XXe siècle. Une exposition à Londres rassemble 120 portraits en noir et blanc, dont ceux d'amis comme Fred Astaire, Colette, Cocteau, Marlene Dietrich, Max Ernst et Picasso. Fidèle tout au long de ses trente ans de carrière au surréalisme, elle utilise souvent portes, miroirs et fenêtres pour isoler son sujet.

 

Du 3 février au 30 mai 2005. National Portrait Gallery. www.npg.org.uk

www.leemiller.co.uk

Par Frutti Tutti
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Lundi 7 mars 2005

Andy Warhol's Interview, c'est le coffret qu'on va tous vouloir.
Sept volumes, édités par Ingrid Sischy et Sandra Brandt chez Steidl, qui concentrent, de 1969 à 1979, les moments forts des dix années du magazine créé par Andy Warhol.
Au sommaire, des photos incroyables de tous les people de l'époque : Grace Jones, James Dean, Diana Vreeland.
Le meilleur de la presse people est là.
Par Frutti Tutti
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Jeudi 10 mars 2005

Une plongée dans les sous-sols de la Pologne djeune (frustrations, bière, baston et chasse aux Russes).
Polococktail Party - Ed. Noir sur Blanc
En Pologne, le roman de Dorota Maslowska a fait l'effet d'une tornade. De quelle couleur, on ne sait pas. Pour l'odeur, il faut chercher du côté de la bière, que ses personnages consomment sans aucune modération. Les Varsoviens jeunes, branchés, cravatés et éventuellement dorés sur tranche, ont massivement fêté ce livre violent, dont le "héros" rêve de leur faire la peau. A eux et aux Russkofs, qu'il n'aime pas beaucoup. Et aux femmes, qui sont faites pour qu'on leur tape dessus, c'est bien connu.
Grande gueule, gros bras en toc : ce jeune glandeur de Gdansk-la-naufragée n'est vraiment pas sympathique.
Son monologue alcoolisé, amphétaminé, abruti et désolé (pourquoi elles le plaquent toutes ?) nous scotche pourtant sur 250 pages.
A cause du brio de Dorota (19 ans lors de la publication), bien sûr. De l'étonnant mélange de sauvagerie néobritannique et d'hallucination postcommuniste, elle réussit avec un bel allant.
Drôle de vie, mais très bon roman.
Par Frutti Tutti
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Jeudi 24 mars 2005

Hunter S. Thompson, buvant d'énormes rasades de bourbon, fumant des joints, sniffant de la coke, cassant des ampoules de poppers sous son nez au milieu des conférences, passant soixante-dix heures sans dormir, ne rentrant dans sa chambre que pour délirer des heures sur sa machine à écrire.

Hunter S. Thompson c’est l’auteur de Las Vegas parano (publié en 1971) un roman poilant et déjanté, véritable monument de la littérature subversivo-psychédélique américaine.
Un récit surréaliste, une écriture hystérique, l'Amérique face à ses aberrations les plus risibles.

Classique américain sauvage, un bouquin d'où on ne ressort pas entier, comme si la lecture provoquait des altérations du cortex, de mots tressés à un rythme frénétique ayant le pouvoir de provoquer un flash-back d'acide chez le lecteur.
Il a été adapté à l'écran par Terry Gillian, avec Johnny Depp et Benicio del Toro.

L’intéressé est mort, il s’est suicidé à 67 ans avec une arme à feu à Woody Creek (Colorado, ouest). Ça arrive !!!
Par Frutti Tutti
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Dimanche 27 mars 2005

Vingt-cinq dessinateurs de BD se sont mis en quatre pour illustrer un florilège des meilleurs textes de Pierre Desproges... Etonnant, non ?

Préface de Gotlib... Avec aussi : Alteau, Sergio Aquindo, Cabu, Eric Cartier, Gilles Cazaux, Charb, Edika, Fabcaro, Gaudelette, Daniel Goosens, Gotlib, Mahi Grand, Guillaume Guerse, Kokor, Gérard Lauzier, Etienne Léocroart, Maëster, Jean-Philippe Peyraud, Pascal Rabaté, Riff Reb's, Jean-Marc Rochette, Jean Solé, David Vandermeulen, Laurent Verron et Zou.

© Jungle Editions - 2005
Par Frutti Tutti
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Mardi 29 mars 2005

Par jeu, par provocation, ou tout simplement par admiration, David Cintract poursuit l’œuvre de Andy Warhol et de Roy Lichtenstein.
Il met dans ses toiles les mêmes ingrédients qu’eux dans les leurs, les dosant, les mariant, les entremêlant pour en faire une œuvre personnelle. Il s’inspire du dessin très particulier des graffs et de tags pour animer ses toiles, de la typographie et de la scénographie du dessin animé.
L’œuvre de David Cintract est une interminable galerie de portraits déclinés de mille manières et de couleurs différentes qui symbolise les années 60. Traité à la manière du dessin publicitaire d’alors, ou de la bande dessinée, dans des coloris acidulés, il acquiert une force nouvelle, une fraîcheur vivifiante.
Une expo se tient à Artclub Gallery - 172, rue de Rivoli - 75001 Paris
Vous voulez un aperçu www.artclub.fr

Par Frutti Tutti
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Lundi 4 avril 2005

Comment Henri est devenu Charles, comment le renfrogné est devenu une teigne...
Henri Bukowski Jr naît en Allemagne le 16 août 1920 de Henri Bukowski et Katherine Fett. A l’âge de 3 ans, il s’installe avec ses parents aux Etats-Unis, dans une petite banlieue populaire de Los Angeles. De l’âge de 8 à 14 ans, dans une petite banlieue populaire de Los Angeles, Henri Bukowski Jr se fait fouetter quotidiennement par son père. Sa mère regarde. Elle n’ose pas vraiment intervenir parce que son mari, Henri le Senior, a un humour assez prussien.
Henri Bukowski Jr. est laid, sombre et réservé. Il manque de confiance en lui et son "acné vulgaire", probablement renforcée par le trauma d’être battu chaque jour de la semaine, et chaque semaine de l’année, l’empêche d’accéder aux amours adolescentes. La femme devient un être inaccessible. Il se réfugie dans l’écriture et passe beaucoup de temps à la bibliothèque municipale de Los Angeles. Il y déniche des auteurs qui lui ressemblent enfin, qui ressemblent aux gens de la rue, avec des tripes et du cœur : John Fante, Hemingway, Céline, Carson McCullers... Puis il découvre l’alcool, la révélation de sa vie. A partir de ce jour, il est ivre du matin au soir. A partir de ce jour, tout devient intéressant. Henri Bukowski Jr, le visage, le cou, et le dos vérolés par le sébum de son acné, commence à prendre confiance en lui. Le renfrogné devient une teigne. Un soir, chargé comme une mule, après une vingtaine de bières, dans une petite banlieue populaire de Los Angeles, Henri Bukowski Jr, né le 16 août 1920 à Andernach en Allemagne, administre un monumental uppercut dans le menton de sa brute de père. Il part alors de chez lui, quitte le monde de son enfance, et devient Charles Bukowski.
Charles Bukowski enchaîne les bars, les bagarres et les petits boulots. A l’âge de 24 ans, Charles publie sa première nouvelle dans le magazine Story. Elle lui rapporte 25 dollars. Malgré toutes ses bières et son regain de confiance, il est contraint pour sa première expérience sexuelle de faire appel aux services d’une pute. Une grosse pute. Il ne se souvient plus de son nom, mais elle fait dans les 140 kilos. Sa vie est d’une médiocrité exemplaire. C’est là que Charles proclame : "Il faut boire, écrire et baiser." Alors qu’à l’autre bout du monde, les panzers sortent à la chaîne des usines allemandes, il baise donc, il écluse pas mal aussi, et surtout, écrit des centaines de poèmes qu’il envoie aux magazines et aux éditeurs, mais sans succès, parce qu’on lui reproche son style, sa grossièreté et sa vulgarité. Il finit par publier dans la revue The outsiders et devient un auteur respecté de la scène underground. En 1966, il rencontre enfin un éditeur qui veut de lui, John Martin de Black Sparrow Press. Malgré les romans qui s’enchaînent et le succès qui vient (Le postier, Women, Contes de la folie ordinaire, Journal d’un vieux dégueulasse...), Bukowski reste obsédé par le désir de rattraper le temps perdu, parce que "les petites blondes à chattes étroites sont arrivées trop tard". Bukowski se noie dans l’alcool et l’écriture. Après avoir publié une quarantaine de livres, il meurt d’une leucémie en 1994.
Par Frutti Tutti
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Vendredi 15 avril 2005

Les Amazones étaient filles d'Arès par la Naïade Harmonie ; mais certains auteurs disent qu'Aphrodite était leur mère, ou encore Otréré, fille d'Arès.

Les Amazones ne reconnaissaient de filiation que par la mère et Lysippé avait instauré que les hommes seraient astreints à toutes les tâches domestiques, tandis que les femmes combattraient et gouverneraient. En conséquence, on brisait les bras et les jambes des enfants mâles ou on les rendait aveugles afin de les rendre inaptes à la guerre ou aux expéditions. Ces femmes, que les Scythes appelaient Oeorpata, ne respectaient ni la justice ni la pudeur, de plus elles se mutilaient un sein (d'ou leur nom) pour ne pas être génée quand elles tiraient à l'arc. Elles étaient célèbres pour leur nature guerrière, et elles furent les premières à utiliser la cavalerie. Elles étaient armées d'arcs de bronze et utilisaient des boucliers courts en forme de demi-lune ; leurs casques, leurs vêtements et leurs ceintures étaient en peaux de bêtes sauvages. Lysippé, avant de tomber sur le champ de bataille, édifia la grande ville de Thémiscyra, et défit toutes les tribus jusqu'au fleuve Tanaïs. Avec le butin de ses expéditions, elle éleva des temples à Arès et à Artémis dont elle instaura le culte à Tauropolis. Ses descendants étendirent l'empire des Amazones à l'ouest, au-delà du fleuve Tanaïs, jusqu'en Thrace et au sud jusqu'en Phrygie, au-delà du fleuve Thermodon. Trois reines des Amazones qui furent célèbres, Marpessa, Lampado et Hippolyté s'emparèrent d'une grande partie de l'Asie Mineure et de la Syrie et fondèrent les villes d'Ephèse, de Smyrne, de Cyrène et de Myrina.

Il n’est presque point de nation qui ne se glorifie d’avoir de pareilles héroïnes; le nombre n’en est pas grand, la nature semble avoir donné aux femmes une autre destination. On a vu, mais rarement, des femmes s’enrôler parmi les soldats. En un mot, chaque peuple a eu des guerrières mais le royaume des amazones sur les bords du Thermodon n’est qu’une fiction poétique, comme presque tout ce que l’antiquité raconte.

Par Frutti Tutti
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Lundi 18 avril 2005


Lou Andreas-Salomé: égérie, romancière, essayiste, psychanalyste… Lou Andreas-Salomé adéchaîné les passions et laissé un sillage qui ne cesse de rayonner.

Néele 12 février 1861 à Saint-Pétersbourg en Russie, de grands yeuxclairs, avides et graves, une lourde chevelure blonde nouée en chignon,un visage de madone intelligente… Ljola von Salomé eût pu se contenter de briller dans les salons que lui promettait sa naissance dans l’aristocratie russe éclairée. Mais quand l’esprit vient aux femmes, il emporte tout. Figure même de l’égérie, Lou Andreas-Salomé sera l’inspiratrice, la muse, l’amie de trois immenses génies du XXe siècle. Loin de se brûler à leurs feux, elle accompagnera leur œuvre et, aujourd’hui encore, sa trace illumine les leurs.

La passion de Nietzsche. Lou Andreas-Salomé n’a que 21 ans lorsqu’elle rencontre Friedrich Nietzsche. Elle le fascine. Il l’initie à sa philosophie et brûle d’amour pour cette femme-enfant qui se refuse à lui.Ces deux-là ne se reverront jamais, mais le génie de l’homme àdéchiffrer le tréfonds des êtres constituera sans doute, pour Lou, leterreau de sa pratique future de la psychanalyse.

La muse de Rilke.Quinze ans après « l’aventure nietzschéenne », Lou rencontre un poètede quatorze ans son cadet, René Maria Rilke (qu’elle rebaptiseraRainer). Elle est alors mariée à Friedrich Carl Andreas, dont elleportera le nom, accolé au sien, pour la postérité. Un mari qui larassure ? Qui la repose ? Sans doute. Maisun mari avec lequel elle ne couche pas. C’est une vierge de 36 ans quin’a cessé de croire que l’épanouissement de l’esprit ne passait que parle refus du corps qui se donne avec passion à Rilke. Il la surnomme «mon buisson ardent ». L’amour dure trois ans, l’amitié lui survivraplus de trente.

La disciple de Freud.Après le grand frère et l’amant, le dernier grand homme de Lou ressortde la figure paternelle, ce père qu’elle a perdu alors qu’elle avait 5ans. Elle fait la connaissance de Sigmund Freud en 1911. La «compreneuse par excellence », comme l’appelait Freud, ne laisse pas latrace d’une grande théoricienne (sa contribution la plus connue portesur le narcissisme, en 1921), mais ce n’est pas sa principalepréoccupation. Elle se veut davantage « poète » et « artiste de la psychanalyse ».

Lorsqu’ellemeurt, en 1937à Göttingen, en Allemagne, elle est déjà une légende.Pourtant, un paradoxe persiste : celle que trop souvent on ne connaîtque par les hommes dont elle a croisé le chemin vaut encore mieux quecette image d’égérie. Lou Andreas-Salomé est la figure de proue d’unenouvelle race de femmes. Moderne,européenne, avide de savoir et de liberté, y compris sexuelle, briseusede carcans et future brûleuse de corsets. La vie de l’égérie parexcellence est celle d’une émancipation féminine, d’une bâtisseuse deponts entre deux siècles.

«Je ne puis vivre selon un idéal, mais je puis vivre certainement mapropre vie. En agissant ainsi, je ne représente aucun principe mais […]quelque chose qui est tout chaud de vie et plein d’allégresse. »
Par Frutti Tutti
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Oh la belle vie !



- Allez. Vas-y, dis une
connerie pour voir !
- Comme ça, là,
maintenant ?
- Oui ! Vas-y !
Dis une connerie !
- Heu... Hum.
La vie est belle.

Il m'aime
aides
reporters sans frontieres
sos violences
sos suicide
automutilation
unicef
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