Ce lundi, la journée internationale des enfants disparus a été l'occasion de lancer le 116 000, numéro unique d'appel dont le rôle est "une assistance juridique et
morale à la famille de l'enfant disparu". Ce numéro, gratuit même depuis un portable, n'est toutefois opérationnel que dans 10 pays de l'Union. Une nouvelle campagne de SOS Enfants disparus (avec
photos de disparus diffusées à la télévision et sous forme d'affiches) complète ce dispositif. Les chiffres officiels des disparitions, également dévoilés ce lundi, témoignent pour leur part d'un
phénomène non-négligeable : en 2008, 48 277 mineurs ont été inscrits au fichier des personnes recherchées, sachant que 90% des cas ont pu être résolus dans la semaine suivant la disparition. Dans
le détail, les fugues sont largement majoritaires (47 062 cas). Viennent ensuite les 855 "disparitions inquiétantes" (en cas de suicide suspecté de l'enfant ou de présomption d'enlèvement
criminel) et les 360 enlèvements par l'un des deux parents. Ces enlèvements constituent les affaires les plus difficiles à traiter, surtout lorsque le parent est étranger et que le pays où il
emmène son enfant ne fait pas partie de la Convention de La Haye, qui doit assurer un mécanisme de retour automatique des mineurs à travers une coopération entre Etats.
Par TuttiSugar
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Publié dans : SOS
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