A suivre...
car ils laisseront passer la lumière[Michel Audiard]

car ils laisseront passer la lumière
| | Nos adolescentes vont mal. A l'occasion de la publication de sa dernière étude réalisée pour la Fondation de France, Marie Choquet, épidémiologiste et directrice de recherche, lance un cri d'alarme. Les filles représentent 79 % des jeunes de 12 à 24 ans hospitalisés après une tentative de suicide (TS). Sur l'ensemble des 12-18 ans, 13 % des filles (contre 5 % des garçons) disent avoir déjà fait une TS. Même majorité féminine dans les dépressions, les troubles alimentaires et les plaintes somatiques. Pour expliquer ce phénomène, Marie Choquet évoque notamment l'agressivité et les insultes des garçons. Elle rappelle aussi que les femmes d'aujourd'hui - les mères de ces adolescentes - sont plus fatiguées, plus consommatrices d'antidépresseurs, plus seules et plus souvent confrontées au sexisme qu'on ne le croit. La chercheuse souhaite que des travaux appronfondis soient engagés sur l'adolescence au féminin. Bizarrement, ce sujet suscite moins d'intérêt que l'usage de cannabis, les accidents de la route ou la consommation d'alcool, des conduites plus typiquement masculines. |
| | Live Licks, un best-of en public pour fêter les quarante ans de carrière des papys du rock ! Dans ces enregistrements réalisés lors du Licks World Tour 2002-2003, on retrouve leurs principaux succès, mais aussi onze titres inédits dans leur version live. Ce double album donnera des regrets à tous ceux qui n'ont jamais vu le plus grand groupe de rock du monde sur scène. |
| |
|
| | Mode de communication fétiche des ados, trop heureux d'échapper au regard indiscret des parents, le texto est aussi un allié de poids dans la mise en oeuvre du controle famlial. En France, plus de 250 collèges et lycées abonnés au logiciel EduSMS, conçu par la société Soluphone, peuvent aujourd'hui prévenir les parents des absences ou des retards de leurs enfants grâce à un simple message... Les écoliers hongrois ne pourront plus dissimuler leur carnet de notes, tout bêtement envoyé sur le portable de leurs parents. Mais les plus mal lotis restent les Japonais : dès qu'un élève franchit la porte d'entrée, un mouchard électronique placé dans son cartable avertit ses parents ! Mieux vaut ne pas trop traîner sur le chemin de l'école...
Mannequin avant d'être correspondante de guerre pour Vogue pendant la Seconde Guerre mondiale, l'américaine Lee Miller (1907-1977) est très vite devenue une photographe de renom. Ses relations avec Man Ray et le collectionneur Roland Penrose l'ont placée au coeur des cercles artistiques et littéraires du XXe siècle. Une exposition à Londres rassemble 120 portraits en noir et blanc, dont ceux d'amis comme Fred Astaire, Colette, Cocteau, Marlene Dietrich, Max Ernst et Picasso. Fidèle tout au long de ses trente ans de carrière au surréalisme, elle utilise souvent portes, miroirs et fenêtres pour isoler son sujet. Du 3 février au 30 mai 2005. National Portrait Gallery. www.npg.org.uk
Jamais une expo temporaire de cette envergure n'a été consacrée à Franquin (1924-1997). Abritée par la cité des Sciences et de l'Industrie, elle rassemble les croquis originaux du dessinateur et les objets fétiches de ses héros. Un parcours loufoque balisé aussi d'ateliers ludiques. Jusqu'au 31 août 2005.
Petite révolution à Cuba, Fidel Castro proscrit cigarettes et cigares dans les lieux publics. Che Guevara, Winston Churchill et Sigmund Freud doivent tousser d'incrédulité dans leur tombe. Cuba, le pays du havane, vient de déclarer la guerre au tabac.Les fumeurs n'ont plus droit de cité dans les taxis, bus, salles de cinéma et de théâtre, bureaux, bars et restaurants. Pire qu'aux Etats-Unis ou presque ! Manquait le slogan. Le leader Maximo profita d'un de ses discours fleuves pour le délivrer : Le meilleur usage à faire d'un paquet de cigarettes est de l'offrir à son ennemi. Le transport, le logement et l'alimentation sont un cauchemar, mais le corps est sain avec une espérance de vie de 76 ans. Pour respecter la tradition, le régime castriste maintient dans la Libreta - le livret mensuel de rationnement des produits de première nécessité - quatre paquets de cigarettes et autant de cigares, pour les personnes nées avant la révolution. C'est ainsi que dans les villes, les anciens sont les seuls à mâchonner leur barreau de chaise, les jeunes citadins s'étant rabattus sur la cigarette brune et sans filtre. Si les Cubains se contentent de cigares du peuple de deuxième catégorie, l'essentiel des havanes part en fumée à l'étranger, rapportant au pays plus de 300 millions de dollars.
Le seul qui a laissé tomber une jeune pour se faire une vieille.. Tout va a volo !
Protégeons nos enfants avant qu'ils ne deviennent comme nous !
Dernier disque de Queen sorti avant la mort de Freddy Mercury, "Innuendo" porte la marque de cet au revoir d'un chanteur qui aura marqué son temps. Fidèle à lui-même, le groupe sort un excellent CD comportant tout ce qui l'a toujours caractérisé : un univers burlesque ou des séquences de cur et d'opéra se mêlent à des moments de pur rock, le tout dans un décor théâtral mélange d'art, de folie et de rêve. L'image du rêve est peut-être la plus adaptée pour caractériser cet album et les sentiments qui s'échappent des chansons. Rythmes langoureux, mélodies entraînantes et recherchées, on se sent pour ainsi dire bercé puis agité pour être porté au bord des larmes au fil de l'enchaînement des chansons. Malgré ce mélange hétérogène, il ressort du tout une unité : on nous entraîne dans un voyage, un voyage à travers l'existence. Le rideau s'ouvre sur un "Innuendo" au rythme lent et précis semblable à une marche militaire mais qui quitte la dureté de la marche au pas pour faire place à l'opéra et son rythme décousu. Tout cela pour nous faire devenir "Slightly Mad" et aller plus haut avec "Ride The Wild Wind". La chevauchée fantastique nous fait traverser les nuages et atteindre les sommets pour voir "All God's People" et voir derrière nous que "These Are The Days Of Our Lives". Continuer de monter avec ces musiques entraînantes et des solos de guitare qu'on pourrait presque qualifier de mélancoliques mais portant une touche d'espoir pour la suite. L'espoir vient effectivement avec "The Show Must Go On", dernier message d'un chanteur qui se savait condamné mais qui aura continué jusqu'au bout et qui ne peut que souhaiter que tout continue même après lui. Le rideau se ferme alors sur cette apothéose finale qu'est cette chanson, sûrement l'une des plus marquante du groupe et qui ne laisse personne indifférent. Au final, cinquante-quatre minutes d'un rêve de voyage un brin mystique et spirituel mais surtout chargé de sentiment et de réflexion sur l'existence. Un disque chargé d'histoire, un disque d'adieu d'un artiste à ses fans, un testament, peut-être le tout à la fois.
| |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||